Historique
Rue des dauphin (début 1900)

Historique de l'établissement jusqu'en 1984...
Merci à Melle VACHON qui a longtemps œuvré pour l'école du Dauphin en tant qu'enseignante et Chef
d'établissement.
Introduction
La loi Combes de décembre 1905, fut votée: elle refusait aux Congrégations Religieuses le droit
d'enseigner. Pour qu'une « Ecole libre » puisse continuer à offrir ses services aux familles désireuses d'un
enseignement chrétien, les trinitaires firent alors don des bâtiments à une « société » (créée à ce moment pour
recevoir ce « legs ».).
L'école fonctionna avec 2, puis 3 institutrices. Elle recevait les enfants (filles et garçons) en « classe
enfantine » (jusqu'à 6 ans) puis seulement les filles du CP au « Certificat d'études ». La mixité fut instaurée
dans les années 1960.
Les dépenses : entretien des bâtiments, réparations, chauffage, eau, électricité, fournitures scolaires,
salaire des institutrices (très modeste !) étaient assurées par une Association d'Education Populaire (Association
loi 1901) qui devait chercher des «ressources financières» d'où des manifestations diverses, telles que:
kermesse paroissiale, fêtes, petits spectacles, tombola... et... une participation financière mensuelle des
familles. Le Curé de la paroisse a souvent fait parti de la vie de l'école.
Les locaux : les 2 salles rejoignant les locaux primitifs furent construits dans les années 1950. Aux
entreprises professionnelles du bâtiment, se joignirent des « bénévoles » (parents, sympathisants de l'Ecole). Il
y eut donc 5 classes. De plus, tout au long de l'année (y compris les vacances !) parents et institutrices se
retrouvaient souvent pour assurer eux mêmes l'entretien, le nettoyage des locaux... d'où des relations très
conviviales !
Recrutement des enseignantes : élèves venant de l'Ecole Normale Diocésaine de la Tronche,
ou jeunes filles «titulaires du Brevet Supérieur du Baccalauréat ». \
Le personnel était majoritairement féminin, souvent célibataire, car les salaires ne permettaient pas à un père de
famille de faire face aux dépenses d'un ménage !
Formation du personnel : (les frais inhérents à cette formation étaient à la charge de l'enseignante).
- revues et ouvrages spécialisés
- journées pédagogiques trimestrielles à Grenoble à la Direction Diocésaine de l'Enseignement libre.
- journées de retraite (réflexion spirituelle) avant la rentrée
- sessions sur des sujets divers, organisées en diverses régions de France.
Les enseignants pouvaient aussi se retrouver dans les rencontres « Enseignants Chrétiens ». Ce mouvement leur
permettait de se situer dans la mission que leur confiait l'Eglise auprès des enfants.
La loi Debré du 31 décembre 1959 : relative à la liberté d'Enseignement. Cette loi a permis à notre Ecole
de signer « un contrat simple » avec l'Etat. Les locaux étaient conformes à ce qui était demandé : l'effectif
suffisant et les institutrices en place ont obtenu le Certificat d'aptitude pédagogique ( CAP) qui reconnaissait
leur compétence. L'Etat a alors pris en charge leur rémunération. Toutes les autres dépenses restent à la charge
de l'établissement y compris les salaires du personnel non enseignant.
Il était également prévu une « allocation » proportionnelle au nombre d'élèves. Par ailleurs, une « subvention »
nous était versée, chaque année, par la commune. Nous devions, bien sûr, justifier de l'utilisation de ces fonds.
Responsabilités diverses : la gestion financière est confiée à l'OGEC (Organisme de Gestion de
l'Enseignement Catholique), tandis que l'APEL (Association des parents d'élèves de l'Enseignement libre). A
le souci plus particulier d'être attentive au projet éducatif.
Ces 2 groupements sont composés de bénévoles et oeuvrent en collaboration avec la Directrice et le personnel.
Ils reçoivent une formation technique et des directives de la part de la Direction Départementale de
l'Enseignement Libre.
La Direction Départementale, bien structurée, offre également aux futurs maîtresses ou maîtres
en exercice une formation première (3 ans après le Baccalauréat) ou une formation permanente (Centre de
Formation Pédagogique, anciennement « Ecole Normale » à la Tronche), et des sessions pédagogiques sont
toujours possibles, organisées le plus souvent pendant les congés scolaires.
Les institutrices et la Directrice de notre Ecole se retrouvent une fois par semaine pour faire le bilan de leur
travail hebdomadaire et pour élaborer des projets. Elles peuvent aussi se réunir pour préparer des fêtes diverses
en collaboration avec l'OGEC et 1' APEL dans un but financier... mais aussi pour organiser des rencontres
entre les familles et les amis de l'école.
Notes complémentaires sur le caractère propre de l'enseignement catholique :
- Si nous avons, lors de la loi Debré, opté pour «le contrat simple» avec l'Etat (moins avantageux
financièrement que le contrat d'association), c'est pour garder la liberté du « caractère propre » de notre
enseignement, c'est-à-dire la proposition de faire grandir les enfants qui nous étaient confiés, dans un climat
chrétien, tout en restant ouvert aux familles ayant d'autres convictions.
- Le terme « Ecole Privée » n'est qu'une simplification administrative qui a été adapté lors de la signature du
Contrat.
Conclusion de Madame FRANCO Chef d'établissement depuis 2004.
Les données n'ont guère changé. Nous oeuvrons toujours dans le même sens c'est-à-dire que nous donnons
comme axe prioritaire à notre Charte éducative : « Se parler pour se comprendre et se comprendre pour grandir.
Et tout cela dans un climat de confiance. » Nous nous engageons aussi à faire grandir chaque enfant qui nous
est confié en lien avec les valeurs évangéliques. (Voir annexe)
La tâche est rude, le chemin sinueux, mais nous faisons le challenge d'arriver au sommet avec les enfants et
leur famille. Nous sommes intimement convaincus que si nous marchons dans le même sens, nous offrons une
chance de construction solide pour chaque enfant.
Enseignement spécialisé : Madame Blanc, chef d'établissement précédente, avec l'aide de 3 autres
établissements, a fait une demande d'ouverture de poste pour bénéficier d'un « Maître E » sur notre secteur.
Depuis, maintenant une dizaine d'année, les enfants en difficultés d'apprentissage bénéficient d'un soutien
formidable et supplémentaire tous les mardis.
Aujourd'hui, les dépenses ont beaucoup augmenté.
Nous essayons d'obtenir le « Contrat d'association » pour deux raisons :
- pour l'OGEC : car financièrement l'école a de plus en plus de mal à survivre aux normes draconiennes de
sécurité. Et si nous voulons continuer à offrir autant de service aux familles, il nous faut à tout prix un budget
plus conséquent.
- pour le chef d'établissement et ses responsabilités : car en obtenant ce Contrat les responsabilités seraient
partagées avec Monsieur l'Inspecteur de Circonscription.
Pour la rentrée de 2007, l'OGEC a pris la décision, en Assemblée Générale, de changer le mode des
mensualités des familles. Le quotient familial n'est plus suffisant pour assurer le budget de l'établissement.
Chaque famille payera une mensualité fixe. Elle sera dégressive en fonction du nombre d'enfant dans une
même fratrie.
J'espère de tout cœur que cet établissement aura encore une longue vie devant lui.
Merci à tous ceux qui ont œuvré par le passé et qui oeuvreront dans le futur au maintien de cette Ecole.
N'oublions pas la solidarité qui nous unit.